New-York : l’insomniaque

Selon la sensibilité de chacun et le lieu où l’on se situe, les Etats-Unis peuvent nous offrir l’immensité des grands espaces de l’ouest américain, ou la disproportion d’un ego poussé dans ses extrêmes. La ville de New-York appartient à cette seconde catégorie.

La démesure de cette ville est à la hauteur de ce qu’en fait le cinéma américain. Une superficie et une densité de population hors du commun. Des grattes ciels toujours plus nombreux, toujours plus hauts. Ils sont tels les arbres des forêts tropicales qui luttent pour trouver la lumière du soleil.

La ville grouille du matin au soir, et du soir au matin, telle une fourmilière sans cesse au travail. Les rues ne désemplissent pas. Tout le monde semble toujours avoir quelque chose à faire. Et les innombrables enseignes s’étalent à l’infini pour consommer et consommer encore.

Et au milieu de toute cette agitation s’étend la tranquillité de Central Park. En un clin d’oeil, on s’évade, on oublie le tumulte de la circulation et des New-yorkais. La ville semble loin, et le temps comme à l’arrêt. Promenades à pieds, à vélo, en bateau pour les uns, course à pieds pour les autres. Et la nature reprends en partie ses droits. Pour le plus grand plaisir du photographe, l’oeil toujours attentif…

Qui ne connait pas Manhattan, Central Park, le Madison Square Garden, Wall Street, Time Square, l’Empire State Building? Et pourtant, New-York est bien plus que cela.

Au delà des strass et des paillettes, c’est aussi une ville cosmopolite, contrastée, et dont le terreau sociologique et culturel fertile fait régulièrement naître des femmes et des hommes dont les talents dépassent parfois l’ambition des plus hauts gratte-ciels.